Axel, tu as répondu présent au stage FRA 2022. Première expérience pour toi. Cette année nous avons changé de philosophie en tentant de rassembler les raceboarders et néo-raceboarders ayant besoin de fondamentaux techniques pour maîtriser et faire glisser sans effort. Le site de Lacanau a été choisi pour de multiples raisons : accueil, infrastructures, météo, sécurité et c’est également le site du prochain championnat de France fin octobre. Axel, nous te laissons nous raconter « ton » stage.  

 En lisant l’intitulé du stage, j’ai pensé qu’il ne fallait pas rater cette opportunité. Je navigue occasionnellement en raceboard ou open, j’ai participé à quelques régates de ligue : rien à faire, sans savoir ce qu’il faut faire, c’est très compliqué! 

Les objectifs d’axer le stage sur l’acquisition des fondamentaux a été complètement respecté. Notre coach, Benoît (Paillard), a tout repris depuis le début : gréer une voile, la régler, checker le flotteur, le rail, les footstraps, vérifier l’ensemble des éléments de sécurité. S’échauffer, s’étirer, quand, comment, gérer l’effort, l’hydratation, la récupération ont été des notions explicitées avant le premier bord. Puis nous sommes passés au travail sur l’eau.

 Nous étions 3 planchistes inscrits et nous nous connaissions, étant tous les trois de Tours.

 A l’eau, le premier travail a été axé sur le comparatif sous toutes les allures. Ce travail nous a permis de suivre un lièvre expérimenté répondant au prénom de Bruno: travail du cap, de la position des pieds/du corps, de l’assiette du flotteur, de la position de dérive, du pied de mât, du réglage des palans, de la position du gréement. Vaste programme ! Oui mais Benoît repère chez chacun les compétences à renforcer, les mauvaises habitudes à changer, les nouvelles à acquérir. Les termes employés étaient précis, répétés selon les besoins de chacun.

 Puis est venu le temps du travail de virement de bord, de l’empannage, du placement sur une ligne de départ, des différentes techniques de pumping, de l’optimisation du positionnement des boûts de harnais, de leurs longueurs… Tout ceci depuis le zodiac. Toutefois, ce spot est magique. Il comprenant une pointe de sable de 50 cm de fond, permettant de se reposer, d’échanger les flotteurs, de régler, le matériel. Le coach nous montrait régulièrement en live les conseils qui avaient été donnés, l’impact des mauvais réglages, postures ou mouvements.

Chaque jour, deux nouvelles notions été abordées, après avoir répété le travail de la veille. Seul l’apéritif pouvait éventuellement nous faire oublier ce qui avait été dit la veille. Car j’ai retenu un point essentiel, c’est que chaque problème s’explique physiquement. Benoît vulgarise parfaitement les notions de moments de force, de poussée vélique qu’il maîtrise parfaitement : en conséquence, ses explications ont du sens, il est plus facile de les retenir.

 Toujours patient, prenant le temps nécessaire avec chacun d’entre nous, revenant sur une question si besoin, Benoît percevait très bien nos moments de fatigue et nous incitait à nous reposer 5 minutes, nous étirer, boire.

 Et chaque soir, des openistes nous retrouvaient pour lancer deux manches à suivre. Le parcours était toujours bien mouillé, prenant en compte les acquisitions du jour, notre niveau de fatigue, notre capacité à passer un cran.

 Quel plaisir de prendre la ligne de départ avec des planchistes de très haut niveau : car nous avons pu vérifier que les conseils de Benoît payaient un peu plus chaque jour! Les amis de régate n’étaient pas avares de bons conseils, sans jamais interférer avec les conseils du coach. Mais nous avions ce sentiment de pouvoir leur poser librement des questions basiques. Et la magie opère quand les champions vous donnent un conseil en vous croisant, ou en vous proposant d’essayer leur matériel fragile, coûteux afin de découvrir de nouvelles sensations.

 17h30, retour au club de voile, entraide spontanée pour ranger le matériel. Le club de voile de Lacanau avait tout fait pour nous faciliter l’accueil : mise à disposition d’un rack pour les flotteurs, espaces dédiés pour ranger les voiles verticalement en les laissant grées, mise à disposition des sanitaires/douches (chaudes). 

 Bruno Boucard, qui organisait localement l’évènement pour FRA, savait nous rassembler autour d’un verre dans le bar au-dessus du club, assis sur une terrasse surplombant le lac. Nous avons passé une soirée très sympa autour d’une délicieuse paella très copieuse cuisinée avec talent par une professionnelle locale. Rien ne manquait, de l’apéritif au dessert.

 Et comme certains dormaient sur le parking du club, dans des maisons de vacances, au camping le slow village (endroit paradisiaque pour passer des vacances familiales réussies), et bien chaque soirée était différente, mais toujours en bonne compagnie.

 Débriefing avec Benoît au bar du slow village vers 20H: explications données à partir de films réalisés dans la journées, réponses aux questions, approfondissement de certaines notions… puis les sudistes ont invité les tourangeaux à dîner, le restaurant était à notre portée…. Vous l’aurez compris, les moments à terre étaient très conviviaux !!!

 Rien à redire sur ce format qui m’a parfaitement convenu. La période étant en dehors des congés scolaires m’a permis de venir, aimant bien m’offrir quelques journées solitaires avec planche à voile et copains. 

 Alors oui sans hésiter à l’année prochaine si  je suis disponible.

  En tout cas, cette semaine était géniale. Alors merci la FRA, le club de voile de Lacanau, Bruno, Benoît, les participants, les openistes du soir, le thermique quotidien de la région et l’eau chaude des lacs!!!!

 A bientôt,

Axel DV – Lamusicacreativa